La prochaine Réunion des bloggers aura lieu mardi 29 mars à 19h précises. J’ai le plaisir de vous proposer le programme de la réunion. Nous aurons la chance d’accueillir deux intervenantes de grande qualité :
1. Projection du court-métrage “2081″
- Une fois n’est pas coutume, je vous propose de visionner un court-métrage adapté de la nouvelle de Kurt Vonnegut “Harrison Bergeron”, qui est une bonne illustration la théorie de la justice du philosophe John Rawls. Imaginez un monde, en 2081, dans lequel chacun aurait été contraint de devenir l’égal de l’autre…A lire ici un excellent compte-rendu publié par l’Institut Coppet : http://tourl.fr/aroi
2. Agnès Verdier (Directrice de la fondation IFRAP)
- Présentation de son dernier livre “Les fonctionnaires contre l’Etat, le grand sabotage”. Albin Michel, 2011.
Extrait : “Le lobby le plus puissant de France ? Ni le patronat ni les agriculteurs, mais des hommes censés servir l’intérêt général, coalisés autour de leur seule rente de situation. Cinq millions de fonctionnaires bien organisés qui, année après année, ont conquis de nouveaux avantages, avant de paralyser tous les gouvernements ou presque.”
3. Aude de Kerros (Peintre-graveur, essayiste et auteur de nombreux articles sur la politique culturelle de l’Etat)
- Auteur du livre “L’Art caché, les dissidents de l’Art contemporain”. Editions Eyrolles, 2007.
La politique culturelle est traditionnellement un domaine d’intervention considérable depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. L’Etat et ses collectivités territoriales consacrent d’importantes sommes d’argent public pour acheter des oeuvres et subventionner un nombre d’artistes. Une intervention opaque, notamment dans le domaine des arts plastiques, qui consacre le triomphe du concept forgé de “l’art contemporain”. Un domaine souvent mal connu qui cache de gigantesques gaspillages et conflits d’intérêts en tout genre…
Comme à l’accoutumée, 5 à 10 minutes seront accordées aux brèves en fin d’intervention. Apportez vos informations !
La réunion sera suivie du désormais traditionnel dîner LHC !
J’ai suivi de loin les Assises Internationales sur l’Islamisation. Et j’ai donc acheté, hier soir (lundi), Le Monde, Le Figaro et Libération pour voir comment étaient relatés les faits. Pas de surprise : rien dans Le Figaro, et deux monuments d’insinuation et de désinformation dans Libération et Le Monde. Qu’importe, finalement : la vérité progresse. Les faits, peu à peu, sont montrés et analysés. Les langues se délient.
La dépense publique atteint des records dans notre pays depuis de nombreuses années. Voilà 15 ans qu’elle se situe largement au-dessus de la moitié du PIB, autour de 52/53%. C’est bien sûr habituellement le prix de l’Etat providence. L’une des réponses pourrait être apportée par l’introduction dans notre système de la démocratie directe. Là où la démocratie directe existe dans ces domaines, les dépenses publiques et les impôts sont 1/3 plus faibles qu’en système représentatif. La dette publique est 50% plus faible.
Il faut sortir de la fausse alternative prêchée par ces gens : la violence ou l'islam. Il existe, heureusement, des musulmans pacifiques. Mais il y a aussi de nombreux autres choix : la paix sans l'islam, la paix avec d'autres religions, la paix sans religions, la paix par l'éducation et la raison… À l'occasion de la fête de Noël, que nous fêtons encore officiellement en France, aux racines judéo-chrétiennes, mâtinées de Lumières et d'autres traditions spirituelles et philosophiques, puissent ces gens, poussant la porte d'une église, découvrir la liberté de penser et la beauté du message évangélique : aimez-vous les uns les autres !
L’idée du partage du travail est erronée car elle suppose une vision statique de l’économie, où une offre fixe répond à une demande fixe, impliquant ainsi une charge de travail fixe pour l’ensemble de la société, et elle omet le fait que l’emploi crée l’emploi : si un sexagénaire travaille, il produira les richesses qui rendront possible l’embauche d’un jeune diplômé. À l’inverse, si le même sexagénaire part à la retraite, sa pension pèsera sur le coût du travail du même jeune diplômé et l’entreprise devra donc renoncer à l’embaucher.
Sociologue, Professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne et Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, Raymond Boudon est une montagne de connaissances, dont les travaux abondants ont été distingués par de nombreuses récompenses. Fervent défenseur de l’individualisme méthodologique, il a développé la notion de “spectateur impartial” dans une démocratie représentative. En effet, l’une des questions cruciales de notre démocratie reste la place et l’importance des groupes d’influence, la tyrannie des minorités actives, par rapport à l’opinion publique et à la majorité silencieuse. En exclusivité pour le blog Librement vôtre, Raymond Boudon a développé, le temps d’une interview, les fondements de sa sociologie. Passionnant, riche, hélas trop court, cet entretien fut un moment privilégié en compagnie d’une pensée érudite et puissante.
Ce 14 décembre aura permis à certains de comprendre la nécessité, pour notre pays, d'un libre parlement. L'opposition est parvenue en effet à vaincre, au sein de l'Assemblée nationale, les réticences de l'UMP. Et elle a obtenu la création d'une mission d'information sur le Mediator. De toute évidence, à la base, il s'agit d'une manœuvre politicienne. Entre 2002 et 2007, les réseaux chiraquiens ont, très probablement, cherché à protéger les intérêts des laboratoires. Peut-être l'ont-ils fait en connaissance de cause. Voila ce que les parlementaires du PS vont chercher à démontrer. Mais on ne pourra pas douter que les ministres socialistes, au pouvoir entre 1997 et 2002 portent une responsabilité de même intensité.
C’est l’hiver, il fait froid et les cerveaux des Zintellectuels Pariziens sont au point mort (ou patinent dans une neige boueuse). La presse a décidé de nous relater des événements sensationnels : elle s’étale donc très longuement sur les flocons qui tombent en décembre, et sur les saillies palpitantes de certains politiciens qui soutiennent les gens qui font correctement leur travail. Gosh. De stupéfaction en rebondissements poignants, ce qui devait arriver arriva et en désespoir de cause, voilà nos amis journalistes qui interrogent un sociologue / politologue / démographe / historien, plus ou moins adhérent du parti communiste dans une jeunesse déjà lointaine … sur des questions d’économie.
Alors que la Suède panse les plaies du premier attentat-suicide sur son sol, plusieurs quotidiens analysent la personnalité et le parcours de vie du kamikaze islamiste, Taimour Abdulwahab – un parcours qui ne cadre absolument pas avec la vision convenue du terrorisme islamique au sein des éditorialistes et de certains politiciens. Revenons donc sur son pacours avec Le Temps: "Taimour Abdulwahab est né le 12 décembre 1981, s’est exilé en Suède au lendemain de la première guerre du Golfe avec ses parents et ses deux sœurs. Scolarisé à Tranaas (200 km au sud de Stockholm), il a obtenu la nationalité suédoise dès 1992, à l’âge de 11 ans. Taimour [étudie ensuite la physiothérapie à l’Université du Bedfordshire], de 2001 à 2004, avant d’y décrocher son diplôme."
Le Labour en rêvait, les whigs et les tories l’ont fait : l’Equality Act, qui vise à imposer aux employeurs britanniques une tolérance zéro à l’égard des plaisanteries de bureau potentiellement « offensantes », a été entériné par la coalition de Nick Clegg et David Cameron. Une occasion pour les libéraux de réfléchir sur le lien entre socialisme et multiculturalisme d’une part, et entre libéralisme et homogénéité culturelle de l’autre.
Le 18 décembre, à Paris, se tiendront les 




Compte-rendu de la Réunion des Bloggers du 26 avril 2011
Brèves :
Compte-rendu
1) Lomig – Animateur du blog collectif Expression Libre :
Voilà deux ans que la Réunion des bloggers se tient. Lomig a proposé une réflexion sur l’utilité de la RdB et sur l’utilisation que peuvent en faire les auditeurs.
Lancée en 2009, la Réunion des bloggers est désormais bien établie dans le paysage « réunionaire » parisien. Parmi les différentes rencontres qui s’organisent dans la capitale, elle bénéficie d’une notoriété non négligeable auprès d’un certain nombre d’organisation et elle a permis un grand nombre de mises en relations.
Depuis deux ans, la Réunion des bloggers a accueilli des personnalités reconnues, telles que Pascal Salin, Ivan Rioufol, Aude de Kerros, et bien d’autres.
En outre, les participants étaient d’accord pour dire que le dîner qui suit la réunion est un événement incontournable pour lier des relations, approfondir les discussions et échanger sur tout type de sujets. Lomig a estimé que le net devait servir de caisse de résonnance aux interventions de la RdB.
Lomig a également observé que la Réunion des bloggers ne donne généralement suite à aucune reprise de contenu sur internet, aucun article dans les blogs. Plusieurs pistes ont été évoquées : la réunion ne rassemble que peu de bloggers. Peut-être que le contenu de la réunion ne permet pas de reprise directe. La discrétion demandée lors du lancement de la réunion en 2009 freine peut-être le souhait des participants de transmettre les éléments entendus, sur internet.
D’où la question de la pertinence du nom. Faut-il encore que la réunion soit « La Réunion des bloggers » ou faut-il changer de nom, de concept ?
Pour dynamiser la Réunion, les participants ont proposé d’élargir la mailing liste à plus de bloggers. Améliorer le compte-rendu pour que celui-ci soit immédiatement publiable sur internet. Et mieux communiquer à l’approche de la Réunion.
2) Renaud Dozoul– Chercheur à l’Institut Economique Molinari
Renaud Dozoul a présenté l’avancement des travaux de l’IEM concernant le marché du travail en France.
L’Institut Economique Molinari a été créé il y’a huit ans par Cécile Philippe qui a décidé de pousser plus loin l’analyse en travaillant sur deux aspects :
- la croissance
- les dépenses
L’IEM a essayé de lister toutes les choses qu’on a voulu règlementer. L’explosion de la réglementation du travail correspond à l’abolition de l’esclavage. On a voulu protéger l’esclave du maître et on a gardé cette prétention après que l’esclavage a été aboli. On a appliqué cette pensée au rapport salarié/employeur.
Il y a en France un rapport malthusien au travail. Les gens qui pensent la réglementation sont des personnes qui travaillent dans l’administration publique. Ils ont a géré des budget et à le répartir au gré des besoins. Les règlementations du travail sont pensées sur le même modèle : on raisonne en termes de sommes fixes à répartir et non en terme de croissance, d’accroissement de richesses, etc.
L’intuition que le salarié est un esclave et l’intuition que le marché du travail est affaire de division de ressources ont inspiré toutes les réglementations du travail.
L’emploi est la rencontre d’une offre et d’une demande. A partir du moment où l’on décrète un salaire minimum, on génère du chômage structurel.
Ex : je veux travailler pour 900 euros. Or le SMIC est à 1000 euros et le coût pour l’entreprise est de 980 euros.
Concernant la discrimination à l’embauche, une étude a montré que pour un CV normal, une personne issue de l’immigration a une chance sur dix d’être retenue lors d’un recrutement. En cas de CV anonyme, on constate que ce rapport passe à 1/22. Pourquoi ? Car lorsqu’un recruteur fait face à un candidat issu de l’immigration, il semble faire preuve de plus de bienveillance avec éventuellement les fautes d’orthographes, les erreurs de langage, etc. En cas de CV anonyme, toute erreur sur le CV est rédhibitoire.
Sur les retraites, une personne qui souhaite continuer à travailler au delà de 65 ans n’a pas la possibilité de le faire, et celle qui souhaite s’arrêter avant 62 ans n’a pas la possibilité non plus de le faire. Le système actuel crée donc des frustrations des deux côtés.
Lorsqu’une petite entreprise se voit proposer un projet, elle ne veut pas embaucher de nouveaux salariés de peur de se retrouver avec des gens inamovibles. Avec des contrats aussi rigides que ceux qui existent actuellement, on crée des effets pervers et il devient beaucoup plus dur de trouver un emploi.
De même concernant les 35h. On a obligé les gens à travailler 4h de moins, en gardant le même salaire. On a tenté de compenser la perte pour les entreprises avec tout un système complexe de dégrèvements. Toutefois, cela constitue un retard irrattrapable en terme de compétitivité.
Le marché de l’emploi en France est un mille-feuille qui n’a cessé de s’épaissir et qui a eu pour conséquence d’aggraver la mise à l’écart de tous les emplois non productifs.
3) Discussion libre autour du thème : quel scénario pour 2012 ?
La réflexion a pris en compte les éléments suivants : rarement un gouvernement n’aura été à un tel niveau de faillite sur tous les plans. Il est de plus en plus envisageable que le scénario du 21 avril à l’envers : candidat de gauche + FN au deuxième tour se confirme.
- Si l’UMP perd au premier tour, le coup sera terrible, il signera non seulement l’échec d’une stratégie de parti unique, mais également la fin de la séquence : Chirac + Sarkozy.
- Il y aura vraisemblablement une implosion de l’UMP : comment comprendre une telle défaite après la victoire de 2007 qui semblait si éclatante ? Comment être tombé si bas après avoir eu tous les leviers pour réformer en profondeur le pays ?
- Les électeurs de droite chercheront une réponse à la question « pourquoi? » et l’on peut faire le pari qu’un bouillonnement animera cet électorat : initiatives spontanées, associations, micropartis, etc.
Si les libéraux veulent avancer leurs pions, ils pourraient tirer parti de la situation, non pas en prenant le pouvoir, mais en permettant aux gens de faire le bon diagnostique : Sarkozy n’aura pas perdu à cause de la crise. Il aura perdu parce qu’il n’aura pas respecté son programme et qu’il aura fait les mêmes erreurs que ses prédécesseurs : plus d’Etat, plus d’impôts, plus d’intervention. En permettant aux électeurs de faire le bon diagnostique, il y aurait une voie politique intéressante à creuser.